la mobilité propre et la qualité de l’air.

2 août 2018

Qualité de l'air

la mobilité propre et la qualité de l’air.

jeudi 2 août 2018

L’État s’engage pour la mobilité propre et la qualité de l’air :

Loi mobilités

Une responsabilité collective

Nous ne pouvons plus attendre. La pollution atmosphérique nuit à la santé de millions de personnes et à notre qualité de vie. Le secteur des transports est le premier contributeur aux émissions d’oxydes d’azote. Par ailleurs, ses émissions

de gaz à effet de serre continuent de croître alors que le réchauffement climatique est engagé.

Nos mobilités doivent se transformer en profondeur, nous pouvons inverser la tendance. C’est pourquoi j’en ai fait un enjeu prioritaire du Plan climat que j’ai présenté il y a un an. L’objectif est clair : nous devons atteindre collectivement la

neutralité carbone pour nos mobilités à l’horizon 2050.

Pour réussir, cette dynamique doit être collective. C’est en effet la responsabilité

de l’État, de créer un cadre réglementaire et fiscal favorable à cette transformation, de déployer des infrastructures adaptées aux mobilités propres. C’est aussi la responsabilité des collectivités, qui organisent sur leurs territoires les mobilités. C’est enfin la responsabilité des entreprises et de chacun d’adopter, à chaque fois que cela est possible, un mode de transport le plus efficace et le plus propre possible.

Nicolas Hulot

Ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire

Une réponse : la loi d’orientation des mobilités

Pour répondre à cet enjeu majeur, la loi d’orientation des mobilités donnera les moyens à tous de participer à cette transformation. Elle s’inscrit dans l’agenda ambitieux que la France s’est fixée dans le cadre de l’Accord de Paris puis du

Plan climat.

Pour cela, la loi créera les conditions pour donner rapidement toute sa place aux mobilités actives dans nos territoires et pour que les Français aient tous les outils pour disposer de davantage de solutions alternatives et partagées. Avec

Nicolas Hulot, nous souhaitons aussi donner une réelle impulsion à nos entreprises pour développer les technologies alternatives aux motorisations

essence et diesel. La France a la force de pouvoir s’appuyer sur des acteurs bénéficiant d’un savoir-faire exceptionnel. Cela passe aussi par un soutien fort de l’État pour accompagner le déploiement de ces nouvelles technologies auprès des particuliers et dans les entreprises françaises.

Tous ensembles, nous allons répondre à ce formidable enjeu qu’est la transition

écologique des mobilités !

Élisabeth Borne

Ministre auprès du ministre d’État, ministre de la

Transition écologique et solidaire, chargée des Transports

 

Dispositif préfectoral 

Région auvergne Rhône alpes

La pollution atmosphérique est un phénomène qui affecte la santé des populations avant tout en raison d’une exposition chronique, quotidienne. Cependant certaines périodes, du fait de conditions météorologiques défavorables, connaissent une augmentation significative des taux de pollution (épisode de pollution). Des recommandations et actions contraignantes sont donc mises en œuvre dans le cadre d’arrêtés préfectoraux pour limiter l’impact sanitaire et éviter que la situation n’empire.

Le dispositif de gestion des épisodes de pollution dans ses grandes lignes

La gestion des épisodes de pollution s’appuie sur un arrêté inter préfectoral, qui a pour objectif de limiter l’exposition des populations lors des épisodes de pollution. Il vient en complément de mesures pérennes, telles que décrites dans les plans de protection de l’atmosphère (PPA), qui permettent de réduire de manière permanente et durable les taux de pollution.

Deux niveaux gradués de gestion :

  • INFORMATION ET RECOMMANDATIONS : vise à protéger en priorité les personnes les plus sensibles à la pollution atmosphérique (patients souffrant d’une pathologie chronique, asthmatiques, insuffisants respiratoires ou cardiaques, personnes âgées, jeunes enfants…)
  • ALERTE : vise à protéger toute la population ; à ce niveau, des actions contraignantes de réduction des rejets de polluants sont mises en œuvre par les Préfets, ciblant les différentes sources concernées (trafic routier, industries, secteurs agricole et domestique,…).​

Quatre polluants représentatifs de la pollution subie par l’ensemble de la population sont concernés :

  • dioxyde de soufre,
  • dioxyde d’azote,
  • ozone,
  • particules de taille inférieure à 10 micromètres.

Différentes modalités d’activation : le dispositif peut être mis en place si le dépassement d’un seuil est constaté ou prévu. La prévision permet une meilleure protection des personnes et des actions anticipées sur les sources de pollution. La prévision est réalisée par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, qui détermine le « niveau de vigilance pollution de l’air », c’est une de ses principales missions quotidiennes, avec l’information des populations.

Comment est défini un épisode de pollution ?

Pour caractériser un épisode de pollution, la prise en compte du territoire exposé et des habitants impactés est un principe fort, qui privilégie une approche par modélisation, via des cartes de qualité de l’air, plutôt qu’une approche ponctuelle basée sur des relevés aux stations de surveillance, notamment pour les constats de dépassement.

D’après la réglementation, on considère qu’il y a un épisode de pollution si :

– Une surface d’au moins 25 km2 au total dans une zone est concernée par un dépassement de seuil (ou risque de dépassement de seuil) estimé par modélisation en situation de fond ;

– Pour les zones « bassin Lyonnais Nord-Isère », « bassin grenoblois », « vallée du Rhône» et « Puy-de-Dôme », lorsqu’au moins 10 % de la population du bassin est concernée par un dépassement de seuil (ou risque de dépassement de seuil) estimé par modélisation en situation de fond. Pour les autres zones (cf. plus loin la partie sur le zonage), lorsqu’au moins une population de 50 000 habitants est concernée par un dépassement de seuil (ou risque de dépassement de seuil) estimé par modélisation en situation de fond.

Qu’est-ce qu’une « vigilance pollution de l’air » ?

Une vigilance traduit une augmentation temporaire de la pollution de l’air pouvant affecter la santé humaine ou l’environnement ; l’absence de vigilance ne signifie pas « zéro pollution ». Le passage du jaune au orange puis au rouge indique une dégradation. Le niveau de vigilance est fonction du seuil dépassé, information (info.) ou alerte, donc de l’intensité des taux de pollution, mais aussi de la persistance des dépassements. Les seuils, critères et zones retenus pour déterminer la vigilance sont décrits dans l’arrêté zonal du 22/05/2017 adopté le 5 juillet 2017, arrêté relatif aux procédures préfectorale en cas d’épisodes de pollution de l’air ambiant.

Il existe 3 niveaux de vigilance :

  • Vigilance jaune : dépassement ponctuel (1 jour, à J ou J+1) seuil information
  • Vigilance orange : dépassement ponctuel (1 jour, à J ou J+1) seuil alerte premier niveau ou dépassement persistant (2 ou 3 jours consécutifs) seuil information, de J-2 à J+1
  • Vigilance rouge : Dépassement ponctuel (1 jour, à J ou J+1) seuils alerte deuxième ou troisième niveau, ou dépassement persistant (2 jours consécutifs ou plus) seuil alerte premier niveau, ou dépassement persistant (4 jours consécutifs ou plus) seuil information, de J-2 à J+1

En cas de vigilance, veuillez suivre les recommandations visant à limiter votre exposition et à réduire vos émissions. IMPORTANT : en complément des recommandations, les autorités préfectorales peuvent prendre des mesures obligatoires de réduction des émissions, veuillez-vous renseigner auprès de la préfecture de votre département.

Trois types d’épisodes

Trois types d’épisodes sont définis, afin de disposer d’une information plus ciblée, mais aussi et surtout de mettre en place des actions de réduction des émissions adaptées à chaque situation : 

  • « Combustion » : épisodes hivernaux, dus principalement aux particules et oxydes d’azote. Chauffage et trafic routiers sont les sources principales, des émissions industrielles peuvent s’ajouter.
  • « Mixte » : épisodes d’intersaisons, dus principalement aux particules, d’origine secondaire notamment. En plus des sources habituelles, les activités agricoles peuvent être impliquées (via les émissions d’ammoniac)
  • « Estival » : épisodes estivaux dus principalement à l’ozone. Les activités industrielles et l’usage domestique de solvants sont des sources importantes car émettant des composés organiques volatils qui favorisent la formation d’ozone.

Certaines actions ont un caractère « automatique », applicables dès que l’épisode de pollution est avéré, d’autres mises en œuvre au cas par cas, sur décision du Préfet

Les seuils d’activation

Pour caractériser un niveau d’alerte, il faut à la fois tenir compte du seuil franchi et de la persistance (ou non) du dépassement de ce seuil. Autrement dit, un dépassement d’un même seuil peut conduire à un renforcement du dispositif (passage à un niveau d’alerte supérieur), dès lors que le seuil est dépassé durant plusieurs jours consécutifs.

Par exemple, pour les particules PM10, le premier niveau d’alerte est atteint soit sur dépassement du seuil d’alerte (80 µg/m3 par jour), soit sur dépassement du seuil d’information (50 µg/m3) durant 2 jours consécutifs (avec dans les 2 cas une prévision de dépassement à venir pour la journée en cours et le lendemain). Pour ce même polluant, l’alerte de niveau 2 est atteinte si le seuil d’alerte a été dépassé durant 2 jours consécutifs et s’il y a prévision du dépassement de ce même seuil pour la journée en cours et le lendemain ; pour l’alerte de niveau 3, 4 jours consécutifs de dépassement du seuil d’alerte avec prévision de dépassement pour J et J+1.

Les seuils sont basés sur des valeurs horaires pour le dioxyde d’azote (NO2), l’ozone (O3) et le dioxyde de soufre (SO2), sur des valeurs journalières pour les particules de taille inférieure à 10 micromètres (PM10).

 

 

Les zones

21 zones correspondantes à des bassins de vie ont été définies. Les critères d’activation sont vérifiés quotidiennement dans chaque zone, et, en cas de dépassement ou de prévision de dépassement de seuil, des actions d’information et de réduction des émissions polluants sont mise en œuvre à l’intérieur de chaque zone.

21 zones du dispositif préfectoral pour la région Auvergne-Rhône-Alpes

 

Les recommandations sanitaires et comportementales à suivre en cas d’épisode de pollution

Les recommandations sont adaptées aux types d’épisode et aux polluants, elles sont décrites dans l’arrêté ministériel du 20 août 2014. En complément des recommandations sanitaires définies dans l’arrêté du 20 août 2014, le Ministère de la Santé a élaboré un jeu de questions/réponses autour de la qualité de l’air extérieur et de la santé. Elles ne s’imposent pas aux décideurs et gestionnaires d’établissements dont la prise de décision finale tiendra compte d’éléments locaux et contextuels.

Populations vulnérables : femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, personnes souffrant de pathologies cardiovasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires, personnes asthmatiques.

Populations sensibles : personnes de reconnaissant comme sensibles lors des pics de pollution et/ou dont les symptômes apparaissent ou sont amplifiés lors des pics (par exemple : personnes diabétiques, personnes immunodéprimées, personnes souffrant d’affections neurologiques ou à risque cardiaque, respiratoire, infectieux).

Recommandations sanitaires à consulter sur le site du Ministère des Affaires sociales et de la Santé

Les actions contraignantes de réduction des émissions polluantes

Afin de limiter l’ampleur des épisodes de pollution, des actions contraignantes peuvent être mises en œuvre par les Préfets. Ces actions visent tous les secteurs d’activité, toutes les actions possibles sont listées dans la rubrique pics de pollution du site de la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes.

Pour connaitre en temps réel les actions réellement mises en œuvre sur décisions des Préfets, il convient de consulter les sites internet des différentes préfectures (www.[département].gouv.fr).

L’évaluation de l’efficacité des actions est complexe à réaliser sur la base de données réelles, dans la mesure où les conditions météorologiques ont un rôle déterminant dans la survenue et l’évolution des épisodes de pollution. En revanche, il est possible d’évaluer l’impact théorique des actions et de modéliser les concentrations, à la condition de connaitre le taux de respect des actions et les changements de pratiques. Par exemple, pour modéliser l’impact de la circulation alternée des véhicules, il faut disposer des données de trafic routier en tous points du territoire.

Des évaluations des actions transports sont disponibles dans la page « Mes déplacements » de notre site internet.

Lors des épisodes de pollution hivernaux, le chauffage individuel au bois non performant représente dans certains territoires de la région la source principale de particules, ce qui explique « l’interdiction des foyers ouverts d’appoint et des appareils d’appoint de combustion non performants de type inserts, poêles, chaudières, installés avant 2000 ». Pour en savoir plus sur l’impact du chauffage sur la qualité de l’air, consultez la page « Mon chauffage »

 

Nouveau dispositif de gestion des épisodes de pollution sur l’agglomération lyonnaise

Un renforcement de la circulation alternée par le dispositif Crit’air

Lors du dernier épisode de pollution qui a perduré plus de 15 jours, le préfet a pour la 1ère fois mis en place la circulation alternée pour la journée du 9 décembre. Cette mesure a permis de réduire la circulation automobile de 20% sur le périmètre Lyon-Villeurbanne et de 10% sur l’ensemble de l’agglomération lyonnaise. Le préfet a estimé que cette mesure était toutefois trop rigide et surtout qu’elle pénalisait sans distinction les véhicules propres et les véhicules polluants. C’est pourquoi il a annoncé qu’il souhaitait deux changements majeurs par rapport à la situation en vigueur depuis deux ans : déclencher la circulation alternée plus rapidement et mieux la cibler  par les vignettes Crit’air. Ainsi, Le principe de circulation alternée fondé sur les jours pairs et impairs demeure, mais le caractère plus ou moins polluant des véhicules sera désormais davantage pris en compte via le certificat qualité de l’air (CQA) Crit’air. Disponible depuis le 1er juillet 2016, le CQA Crit’Air permet de classer les véhicules en fonction de leur niveau d’émissions de polluants. Le dispositif comporte 6 classes en fonction de la motorisation et de l’âge du véhicule, dont une classe spécifique est réservée aux véhicules électriques « zéro émission moteur ».

Le certificat qualité de l’air n’est pas obligatoire, mais peut donner des avantages aux conducteurs. Désormais les personnes possédant ce certificat, qui devra être collé sur le véhicule, et une voiture peu polluante ne seront pas concernés par la circulation alternée lorsqu’elle sera mise en place à Lyon pendant les épisodes de pollution. En revanche, les voitures les plus polluantes ne devront pas rouler lors des pics de pollution, qu’elles aient une plaque d’immatriculation aux chiffres pairs ou impairs.

Obtenir son certificat qualité de l’air

Le certificat qualité de l’air est un document sécurisé qui permet de classer les véhicules en fonction de leurs émissions polluantes.
Pour un envoi en France, son coût revient à 3,62€.
Il vous sera envoyé par voie postale à l’adresse figurant sur votre certificat d’immatriculation. Vérifiez que cette information est bien à jour.

 

Crit’Air : Le certificat qualité de l’air, un acte citoyen pour favoriser les véhicules les moins polluants.

Tout savoir sur le certificat qualité de l’air

C’est quoi un certificat ?
Le certificat est un autocollant rond qui correspond à une classe de véhicule définie en fonction des émissions de polluants atmosphériques.
Est-ce obligatoire ?
Le certificat est obligatoire seulement dans certaines zones. Il peut également permettre de bénéficier de certains avantages instaurés par les collectivités.

Actualité

Vous êtes sur le site officiel unique de délivrance des certificats qualité de l’air conformément à l’Arrêté du 29 juin 2016 relatif aux modalités de délivrance et d’apposition des certificats qualité de l’air.
Attention aux arnaques : certains sites proposent la délivrance de certificats qualité de l’air à un tarif plus élevé que celui fixé par la réglementation (pour rappel, le prix total pour un envoi en France avec notre site officiel est de 3,62€).Si vous estimez avoir été victime d’une pratique trompeuse, vous pouvez le signaler à la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) en suivant la téléprocédure indiquée ici ou à la direction départementale de la protection des populations de votre département.